C'est une religion originaire des Caraïbes dérivée du Yoruba (interdit aux esclaves) et pratiquée à Cuba, en Colombie et au Venezuela. Cette religion est basée sur la croyance à des saints. Il y en a 400 en Afrique, une quarantaine à Cuba.
Leurs enfants :
La religion Yoruba est dominée par un Dieu suprême Olodumare (ou Olafin ou Olorun ou Olorian), source de l'ashé - l'énergie spirituelle de l'Univers - qui a envoyé sur Terre des émissaires, demi-dieux humains, appelés Orishás qui sont la personnification de la Nature.
Les Orishás, en outre, veillent pour que chaque mortel accomplisse le destin qui lui a été destiné à sa naissance. Ceux qui ne l'accomplissent pas suivent le cycle des réincarnations successives.
Cette croyance est semblable à celle de l'hindouisme et du bouddhisme. Le « Bembe » est la musique qui célèbre les Orishas.

Un véritable adepte de la Regla de Ocha est une personne qui a été initiée dans la religion. A l'issus d'une cérémonie la personne devient un iyawo (novice) et doit se vêtir de blanc et obéir à des règles strictes pendant un an.
À la fin de cette période, il accomplit une cérémonie (de confirmation) appelée Ebbo et devient un Omo-Orisha (fils d'orisha).
On raconte que les esclaves dupaient l'Église en laissant croire qu'ils vénéraient les saints catholiques, alors qu'en fait, derrière chaque saint, ils vénéraient un Orisha équivalent.
Mais selon Sixto Gaston Agüero (1959), cité par Kali Argyriadis, dans son ouvrage « La Religion à La Havane », c'est le mouvement inverse qui s'est produit : c'est l'Église qui a imposé aux esclaves les saints comme des équivalents aux Orishas.
Les Espagnols ont donc nommé cette pratique Santería, avec un côté péjoratif, mais ses pratiquants préfèrent le terme Lukumi (ou Regla de Ocha).
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