La Santería (Lukumi, La Regla Lucumi ou regla de Ocha)

C'est une religion originaire des Caraïbes dérivée du Yoruba (interdit aux esclaves) et pratiquée à Cuba, en Colombie et au Venezuela. Cette religion est basée sur la croyance à des saints. Il y en a 400 en Afrique, une quarantaine à Cuba.



orishas

 

  • Obatalà (le roi au pagne blanc), envoyé par Olodumare pour créer la Terre et sculpter l'Homme. Il personnifie la paix, la sagesse, les songes, la créativité (Saint : Notre Dame des Grâces, couleur : blanc)  
  • Yemayà (Yemanja ou Yemoja ou Olocum), femme d'Obatalà, personnifie la mer (à Haïti, elle est une sirène) et la vie (saint : Vierge de la Regla, couleur : bleu) (équivaut à Iemanja pour le candomblé)  

Leurs enfants :  

  • Eleggua (ou Elegba) : personnifie le destin la chance et le hasard (Saint Antoine. Il est celui qui ouvre les portes et transmet les prières aux autres orishas. Couleurs : rouge et noir ; 
  • Oggún personnifie le fer, la guerre, la technologie, la lutte contre l'injustice (saint Pierre, saint Paul ou saint Jean-Baptiste entre autres, suivant les endroits, couleurs : violet, vert et noir. Équivalent vaudou : Ogoun)  
  • Ochosi personnifie la chasse et la médecine (saint Norbert, couleurs : vert et noir)  
  • Chango ou Changò (ou Shango, ou Xango), ancien roi d'Oyo : personnifie la danse, les tambours, l'amour viril, le feu, la foudre, le tonnerre et la guerre (sainte Barbe ou Santa Barbara), couleurs : rouge et blanc)  
  • Ochún : personnifie l'Amour, la féminité, les rivières ; maîtresse de Changó, femme d'Orula (Vierge de la Caridad del Cobre,patronne de Cuba, couleurs : jaune et or)  
  • Obba : la femme légitime de Chango personnifie le foyer, la maison et le mariage. C'est la gardienne des tombes, la patronne des lacs et le symbole des femmes qui souffrent pour sauver leur foyer. Couleurs : rose et ambre.
  • Oyà ou Yansà : personnifie le vent, la porte du cimetière (ex-femme de Changò, sainte Thérèse, couleurs : marron et blanc)  
  • Babalu Ayé  : Dieu de la variole et des maladies en général (saint Lazare, couleurs : blanc et bleu)
  • Oddua : Dieu des morts et des esprits  Orula  : Orisha de la divination.

 

eleggua-danse-salsa 

Croyances

La religion Yoruba est dominée par un Dieu suprême Olodumare (ou Olafin ou Olorun ou Olorian), source de l'ashé - l'énergie spirituelle de l'Univers - qui a envoyé sur Terre des émissaires, demi-dieux humains, appelés Orishás qui sont la personnification de la Nature.  

Les Orishás, en outre, veillent pour que chaque mortel accomplisse le destin qui lui a été destiné à sa naissance. Ceux qui ne l'accomplissent pas suivent le cycle des réincarnations successives.

Cette croyance est semblable à celle de l'hindouisme et du bouddhisme.   Le « Bembe » est la musique qui célèbre les Orishas. 

santeria

Un véritable adepte de la Regla de Ocha est une personne qui a été initiée dans la religion. A l'issus d'une cérémonie la personne devient un iyawo (novice) et doit se vêtir de blanc et obéir à des règles strictes pendant un an.

À la fin de cette période, il accomplit une cérémonie (de confirmation) appelée Ebbo et devient un Omo-Orisha (fils d'orisha).

 

Les origines

On raconte que  les esclaves dupaient l'Église en laissant croire qu'ils vénéraient les saints catholiques, alors qu'en fait, derrière chaque saint, ils vénéraient un Orisha équivalent.

Mais selon Sixto Gaston Agüero (1959), cité par Kali Argyriadis, dans son ouvrage « La Religion à La Havane », c'est le mouvement inverse qui s'est produit : c'est l'Église qui a imposé aux esclaves les saints comme des équivalents aux Orishas.

Les Espagnols ont donc nommé cette pratique Santería, avec un côté péjoratif, mais ses pratiquants préfèrent le terme Lukumi (ou Regla de Ocha).

Connexion adhérants