Danzón/mambo Petit flash back

A la fin de s années trente le danzonete "forme chantée dérivée du danzón*" commence à perdre pied dans la ferveur populaire. Les orchestres charangas* se doivent de réagir. *

En 1937 Arcaño crée sa formation avec quelques pointures comme Israel Cachao López. L'année suivante il recrute le violoncelliste Orestes López, frère de Cachao, qui apporte un danzón intitulé Mambo.

Dans la troisième partie Orestes López introduisait un montuno syncopé sur lequel Arcaño improvisait à la flûte. Ce danzón au nouveau rythme fait fureur à Cuba.

Vers 1949 Pérez Prado l'emmène au Mexique et l'adapte au format jazz-band, obtenant un succès mondial.Pendant ce temps, un jeune violoniste, Enrique Jorrín (1925-1987) devient directeur technique de la Orquesta América.

Cette charanga, fondée en 1942 par le chanteur Nin ón Mondéjar (1914), jouait alors des danzones dans le style d'Arcaño. Mais Jorrín s'aperçoit que les danseurs éprouvent certaines difficultés sur les rythmes syncopés.

Il prend donc le parti inverse : gommer les syncopes et composer des mélodies dansantes par elles-mêmes. Pour cela il utilise lui aussi la troisième partie du danzón. Ainsi les premiers thèmes de ce qui allait devenir le cha-cha-chá s'é laborent-ils dès les années 1948-49

Une hypothèse veut que le nom mambo soit originaire d'Haïti. Mambo ferait référence à une princesse vaudou qui s'adonnait à des rituels dansés au son de musiques vaudous.

Le mambo fut considéré comme une version jazzée de la rumba cubaine, ressemblant beaucoup au cha-cha-cha, En fait, c'est le mambo qui est à l'origine du cha-cha-cha

Connexion adhérants